Les amis de Mandres vous proposent une petite randonnée facile…à la découverte de Mandres-Les-Roses et de ses spécificités, côté ville et côté nature.

Niveau 1 (Facile) Durée : 1h30

Notre promenade débute dans la Ferme de Monsieur. Monsieur était le frère de Louis XVI, futur Louis XVIII, éphémère possesseur des lieux de 1774 à 1791.

Cet imposant ensemble de granges, étable, écurie, bergerie et manoir, rebâtis en 1653, est disposé en carré autour du pigeonnier daté du XVème siècle. L’histoire débute vers 1175 avec la fondation du fief des Tours Grises par le comte de Brie. Le fief passe de main en main, Cenesme au XVIème siècle, Lucresce de Montonvilliers au XVIIème.  La Ferme fut partiellement détruite en 1652 par les Lorrains, mais rapidement reconstruite. Elle sera vendue comme Bien National en 1792 puis rattachée en 1813 au Domaine de Grosbois par le Maréchal Berthier. C’est cette construction qui nous est parvenue. En 1975 l’association « Les Amis de Mandres » a été créée pour sauver les bâtiments laissés à l’état d’abandon. En 1983 Marcel Boureau, Maire de Mandres, signe l’acte d’achat de la Ferme par la commune. Restaurée, elle devient l’Hôtel de Ville de notre commune avec salle de spectacle et le siège de nombreuses associations. Le pigeonnier abrite maintenant un club de formation informatique. 

Sortons de la Ferme et empruntons vers la droite la Grande Rue, aujourd’hui rue du Général Leclerc, en souvenir de la libération de Mandres en août 1944.

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De nombreuses cours et leurs puits, des commerces jalonnent le tracé de la rue du Général Leclerc. Ces éléments sont très caractéristiques des origines rurales du village. Ces cours sont des espaces collectifs autour desquels se disposent granges et habitations en travées. De nombreuses générations de vignerons s’y sont succédées. De ces lignées sont issues plusieurs générations de  rosiéristes qui ont assuré la renommée de Mandres-les-Roses. La physionomie de la rue n’a pas vraiment changé depuis le début du XIXème siècle. Certains commerces sont en place depuis plusieurs centaines d’années (boucherie et boulangerie du bas). La cour du Forgeron abrite le dernier alambic du Grand-Paris en état de marche.

Continuons notre promenade jusqu’à l’église Saint Thibault, au début de la rue Paul Doumer. 

Elle a été largement remaniée au cours des siècles. Le chœur et les chapelles datent du XVème siècle mais repris au XVIIIème lorsqu’elle a été agrandie vers l’ouest. L’édifice est bâti à l’image des granges. Le clocher carré est sans contreforts. Les vitraux de l’adoration des Rois Mages ont été réinstallés après la seconde guerre mondiale. La décoration de l’église était plus riche et moins sobre qu’aujourd’hui.

Au 3 de la rue Paul Doumer, la porte piétonne murée est surmontée d’un mascaron symbolisant l’automne. Il faisait autrefois partie de la propriété voisine dite la « Maison Blanche ».

Face à l’église, le parc des Charmilles conserve le souvenir de l’indomptable Catherine de Meurdracq, devenue Madame de la Guette. Celle-ci nous a laissé des Mémoires où elle parle de sa jeunesse à Mandres, de son mariage dans l’église, à l’insu de son père ainsi de son rôle dans un épisode de la Fronde en 1652.  

Le murier blanc du parc des Charmilles planté sous le règne d’Henri IV et le ministère de Sully au début du XVIIe siècle.

Bien que le manoir ait été détruit en 1947, le pavillon d’angle  a été conservé. A l’entrée du parc se dresse un mûrier qui fut planté en 1604 par le Sieur de Meurdracq. Il a survécu malgré le climat défavorable, on le dit protégé par l’ombre de Saint Thibault.  Le reste du parc a fait place à une école primaire et un gymnase.

Revenons sur nos pas vers la place du Général de Gaulle  

La mairie-école de 1832 étant devenue trop petite, le maire Hippolyte Marichal fit l’acquisition des « Cottages » et fit construire en 1884 une mairie encadrée de deux classes filles et garçons. C’est en 1937    que le bâtiment sera surélevé d’un étage. L’ancienne école abrite aujourd’hui la poste. La place a conservé ses allées de marronniers en voute. Le monument aux morts, autrefois situé place Aristide Briand, a été déplacé en 1987. On notera le lourd tribu payé par le village, 808 habitants morts durant le premier conflit mondial (27% de la tranche d’âge 1880-1900).

 

Rejoignons la rue Cazeaux (maire de Mandres de 1816 à 1830), à l’arrière de ce bâtiment. À l’angle de cette rue, découvrons la Propriété Beauséjour. Cette propriété, qui nous est parvenue intacte dans son agencement caractéristique du XIXème siècle, mérite toute notre attention. Edifiée vers 1840, elle resta toujours dans la famille Follot, connue pour ses papiers peints de qualité.

Le parc est un écrin de verdure de deux hectares avec pelouses et arbres séculaires.

Il était agrémenté de massifs, de statues et de factises (ouvrages champêtres en ciment : pont, kiosque). Depuis 1999  la propriété est devenue un bien communal. Trop longtemps laissée à l’abandon la bâtisse attend des jours meilleurs. Une association d’amateurs et de professionnels de l’horticulture, « Les Jardiniers de Beauséjour », a débroussaillé et replanté l’ensemble du parc. Rénové en 2014, le Pavillon Barras (révolutionnaire français 1755-1829 membre influant du Directoire y aurait séjourné).

En ressortant du parc, dans la rue Cazeaux, prenons la première rue à droite et  empruntons, entre les propriétés privées, le très ancien chemin vicinal : la Ruelle aux Ânes .  

Il nous mènera sur la Ruelle A. Guitard que nous emprunterons par la gauche (1) pour rejoindre la rue de Brie (2).

Si vous êtes épuisés, ou que le temps vous manque, vous pouvez regagner le centre ville par la gauche, sinon partons dans la campagne. Prenons à gauche et suivons la rue de Servon.  A l’angle de ces deux rues on remarquera la Villa Delcroix (3) au lieu-dit « La Paillarderie » où a vécu Jacques Houxenes. 

Passons devant la résidence Perce Neige de la Fondation Lino Ventura pour rejoindre, par un petit chemin de terre, le Domaine de Rosebrie (4). 

Créé dans les années 70, ce domaine est à vocation essentiellement maraichère, de plein  champs et sous serres. La culture de la rose qui a contribué à la fierté et la renommée du village a quasiment disparu. Cette profession qui a compté à Mandres jusqu’à 35 rosiéristes a connu son déclin en raison du renchérissement du prix du fuel en 1974 et de la concurrence étrangère.  

Empruntons  la rue de la Fosse Parrot, soit par la gauche ou par la droite, pour rejoindre le petit chemin (5) qui nous mènera au dernier tronçon de la Tégéval, liaison verte destinée aux piétons et cyclistes qui reliera, à terme, Créteil à Servon. 

Cette liaison emprunte l’ancienne voie ferrée de la ligne Bastille, ouverte en 1858 et qui allait jusqu’à Verneuil-L’Étang. La ligne fut définitivement fermée au trafic passagers en 1954. Traversons la rue de Verdun, et passons devant la gare (6). Elle fut placée à près d’un kilomètre du village en raison de l’opposition du Prince de Wagram à la traversée des terres de la Ferme par la voie ferrée.

Là s’arrêtait le mythique train des roses qui conduisait les fleurs coupées et leurs vendeuses jusqu’à la Bastille. La gare abrite aujourd’hui une ferme pédagogique.

Par le Chemin des Roses nous longerons, sur notre gauche, la pépinière départementale et le centre de production de la pépinière de la plaine pour accéder au Domaine de Roseval par la rue Auguste Dupin. 

Les activités de cette zone se sont diversifiées. Un centre d’entrainement équestre et le seul élevage bio de poulets du département (7) s’y sont implantés.

Au bout de cette rue, à droite, dans la rue François Coppée, on aperçoit le rond-point de la Croix-Rouge sur la route menant à Villecresnes. Elle aurait été établie en 1497 suite à une rixe entre les paroisses de Villescrenes et de Mandres, à l’occasion d’un enterrement. Un chantre de Mandres, Guillemot ayant été tué, l’évêque de Paris imposa aux Villecresnois d’ériger une croix couleur du sang versé.                         

Revenons vers le centre ville, passons devant le collège « actuellement en péril ». 

Au 6 de la rue, cachée par de hauts murs, La Fraizière est une belle propriété construite en 1828, elle reçut de 1891 à 1897 un hôte illustre qui donnera son nom à la rue François Coppée.

Nous terminons notre promenade en reprenant la rue du Général Leclerc. 

Au 2 de cette rue, reconstruit vers 1775, le bâtiment qui servit partiellement d’école conserve ses toitures et lucarnes du XVIIème siècle. Son emplacement correspond à celui du Manoir des Grès, hôtel seigneurial du fief constitué en 1331 pour Jean de Grès, écuyer de la Maison de Navarre. 

Nous retrouvons enfin la place des Tours Grises dont le nom très ancien remonte au XIIème siècle. Jouxtant la ferme, avec une grande halle et un puits, cette place rappelle la fonction agricole qu’avait ce lieu jadis.

Cette petite visite de Mandres n’est bien sûr pas limitative. 

En descendant vers l’Yerres, d’autres belles promenades vous attendent.

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Pour en savoir plus!: Les renseignements historiques de ce rallye sont tirés pour l’essentiel de l’ouvrage de Pierre Nicol 

« A l’ombre des Thibault ».

Cet ouvrage est disponible auprès de notre Association.